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canonical: https://validationfacture.fr/blog/plateforme-agreee-pa-pdp-ppf
title: "PA, PDP, PPF : qui fait quoi dans la facturation électronique (version 2026, à jour)"
description: "La Plateforme Agréée (PA, ex-PDP) transmet vos factures ; le Portail Public de Facturation (PPF) n'est plus qu'annuaire et concentrateur de données pour l'administration. Ce que le changement de schéma de 2024 a réellement modifié, et ce que ça implique pour votre choix de plateforme."
date: "2026-08-23"
slug: "plateforme-agreee-pa-pdp-ppf"
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Le vocabulaire de la réforme a changé en cours de route, et beaucoup de
contenus en ligne décrivent encore l'ancien monde. Mise au point, dans les
termes en vigueur.

## Le schéma initial, et ce qui l'a remplacé

Le plan d'origine prévoyait deux voies : passer par une plateforme privée
immatriculée (alors appelée **PDP**, Plateforme de Dématérialisation
Partenaire) **ou** utiliser gratuitement le **PPF**, le Portail Public de
Facturation, qui aurait aussi servi de plateforme d'échange.

Fin 2024, l'administration a resserré le schéma : le **PPF n'est plus une
plateforme d'échange**. Il ne permet ni d'émettre ni de recevoir des
factures. Son rôle se limite désormais à deux fonctions d'infrastructure :

- **l'annuaire central** : le registre qui dit, pour chaque entreprise,
  quelle plateforme reçoit ses factures — c'est lui qui rend l'adressage
  possible ;
- **le concentrateur** : la collecte des données de facturation et de
  transactions transmises à l'administration fiscale.

Conséquence directe : **passer par une plateforme privée n'est plus une
option, c'est le seul chemin**. Ces plateformes s'appellent désormais
**Plateformes Agréées (PA)** — même objet que les PDP, nouveau nom. Au
moment où nous écrivons, environ 80 plateformes sont immatriculées.

## Ce qu'une PA fait pour vous

Une PA transmet vos factures au destinataire (via sa propre PA), vérifie la
conformité des flux, gère les statuts du cycle de vie (déposée, rejetée,
refusée, encaissée…), et transmet à l'administration les données d'e-invoicing
et d'[e-reporting](/blog/e-reporting-transactions-concernees). C'est votre
prestataire contractuel — avec ses formats, ses contrôles, et ses rejets.

## Ce que ça change pour un émetteur de factures

Le point souvent manqué : **chaque PA applique les contrôles du socle** —
syntaxe, règles EN 16931, règles françaises — et peut rejeter un document
avant même qu'il atteigne son destinataire. Votre conformité ne se joue
donc pas « chez l'État », mais à l'entrée de la plateforme, la vôtre ou
celle du destinataire.

C'est exactement pour cela que nous recommandons de
[contrôler avant d'émettre](/blog/valider-facture-electronique-artefacts-officiels) :
les artefacts de validation (XSD, Schematron du CEN) sont publics, les
mêmes pour tout le monde, et un document qui les passe proprement a retiré
l'essentiel du risque de rejet — quel que soit le couple de PA impliqué.

## Les questions à poser avant de choisir une PA

1. Quels **formats** accepte-t-elle en entrée (Factur-X, UBL, CII) et
   produit-elle en sortie ?
2. Comment restitue-t-elle les **rejets** — code brut ou diagnostic
   exploitable ? (Notre [référentiel des rejets](/rejets) aide à traduire.)
3. Quelle API pour **automatiser** dépôt et suivi des statuts ?
4. Quel prix par document, et à quel palier de volume ?

Et quelle que soit la réponse : le contrôle de conformité en amont reste
votre meilleure assurance. Il se teste [gratuitement ici](/essai), sur vos
propres fichiers.
